Première partie
Le Manteau
de Nicolas Gogol
Un chef-d’oeuvre de la littérature mondiale écrit
par le maître du verbe poétique, Nicolas Gogol.
Une satire de la société qui nous fait entrer dans le monde
névrosant d’une bureaucratie qui réduit les hommes à
des pantins dérisoires.
Toute la littérature russe est sortie du Manteau - Dostoïevski.
Akaki Akakievitch Bachmatchkine est un employé de l’administration
impériale, un homme de peu d’envergure qui traîne depuis
des années un vieux manteau rapiécé, élimé,
à l’image de son existence terne et triste. Quant au terme d’économies
et de privations incroyables, il s’achète un superbe manteau,
il devient le roi d’un jour, admiré, loué, envié.
Mais cette félicité est de courte durée : le soir même
il se fait voler son manteau. Il retombe alors dans la transparence et l’indifférence
de ses contemporains qui le laissent mourir sans s’en émouvoir.
Son fantôme revient alors hanter la ville et se venger des humiliations
qu’il a subies durant toute sa vie.
Tour à tour drôle, idiot, tragique et démoniaque
lorsqu’il se transforme au final en fantôme grotesque, le talentueux
comédien Alekseï Krytchenkov est remarquable dans son interprétation.
Dans sa mise en scène, Boris Morozov transforme les fonctionnaires
pétersbourgeois en un vrai choeur théâtral qui accompagne
l’action.
Les répliques comiques et méchantes de ces fonctionnaires sonnent
comme de la prose et sont un vrai régal.
Durée : 1 h 05
Deuxième partie
Le Mariage
d’Anton Tchekhov
Drôle, féroce, impitoyable, Le Mariage est certainement la pièce
en un acte la plus hilarante et la plus furieusement caustique de Tchekhov.
Un regard terriblement moqueur sur les moeurs petites-bourgeoises des représentants
de la classe moyenne de la Russie anté-révolutionnaire.
Les Jigalov, dont la fille Dacha est à marier, apprennent avec effroi
que le fonctionnaire Aplombov, qui déjeune tous les jours chez eux
et qui fait ses preuves en tant que fiancé, n’a pas du tout l’intention
de se marier. Le père de Dacha peine à convaincre le fiancé
ambitieux de faire sa demande. Ce dernier finit par accepter à condition
qu’un général soit présent au mariage. Le mariage
a enfin lieu.
Au moment solennel, le prestigieux invité arrive. Le scandale éclate
au pic de la fête, lorsque l’on apprend que le général
n’est tout au plus... qu’un lieutenant-colonel !
Le mariage est un souffle, un boulet de canon, comme un grand éclat
de rire, comme une danse étourdissante.
C’est une grande déclaration d’amour au théâtre
à la russe, c’est-à-dire passionnelle, excessive, débridée.
Avec un humour délectable, Tchekhov met à nu l’âme
humaine et dépeint des personnages à la fois ridicules et attachants.
Durée : création en cours…