RICHARD MARTIN

L’implacable froideur du monde me renforce plus que jamais dans cette conviction que si nous ne croisons pas nos cultures, si nous n’unissons pas nos voix,
nous ne serons rien.
L’Art seul permet de combattre ce mal du temps qui fausse notre route.
Les lieux de l’esprit et de la culture conservent la trace de l’émotion et la vibration de la vérité. Ils sont des relais foisonnants de la mémoire vivante de notre humanité, ce ferment de fraternité dont nous avons tant besoin, surtout en cette période de zapping idéologique où l’on a de plus en plus de mal à reconnaître les siens.
Le théâtre ne fait que nous ramener aux sources mêmes de nos différences. Il est une des clés qui ouvrent les portes de l’imaginaire. Il nous guide en nous transportant dans le tourbillon des mots et des images.
Il est toujours là à nous attendre où nous sommes comme un double qui éclaire nos passions.
Il porte une pensée qui dilate le partage, exulte la vie, bouscule les préjugés et le convenu, suscite le rire et tisse les silences de la fascination.
Cette saison encore, notre théâtre a voulu mêler les formes d’écriture et d’expressions visuelles les plus diverses en les réunissant autour de l’axe de la créativité artistique contemporaine.
Les artistes que nous allons recevoir nous ferons voyager à travers leurs rêveries et leurs emportements poétiques. Avec eux, nous découvrirons le regard qu’ils portent sur la société et sur le monde des idées.
Je ne voudrais pas clore cet édito sans exprimer mon entière gratitude envers toutes celles et tous ceux qui se sont engagés à nos côtés pour nous apporter leur soutien durant la grève de la faim que j’ai menée avec mon ami poète Jean Poncet pour le rétablissement des subventions du Ministère de la Culture.
Je leur réaffirme que ce lieu pour lequel ils se sont battus leur appartient, qu’il est leur théâtre, un espace de liberté et de fraternité où la culture a le devoir d’être un droit pour tous.
Mais à ce jour, seule une petite partie des subventions initialement supprimées a été rétablie par Monsieur Frédéric Mitterrand.
Il nous reste donc à nous battre encore pour obtenir les moyens décents que reçoivent les structures équivalentes soutenues par la DRAC PACA, afin que le Toursky puisse poursuivre et développer son projet qui lui tient si fortement à coeur :
“le développement culturel pour chacun”.

Richard Martin

 

 

 

 

 

 

 


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