Cavale ou le cabaret grotesque 
 Sam Harkand et Compagnie 
 Création 




Vendredi 11 janvier à 21 h 



 

Texte et mise en scène : Patrick Rabier
Arrangements et mise en son : Richard Rosenbaum
Chansons : divers auteurs et compositeurs
Masques, perruques, marionnettes et costumes : Cédric Pera
Décors et accessoires : Mathieu Holderbach
Lumières : Vincent Guibal
Avec : Magali Bazart, Sébastien Dehaye, Marianne Fontaine, Sylvain Mouly, Caroline Puyet, Frédérique Souloumiac.

 

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Burlesque, parodique et d'une force toujours débordante de poésie, l'univers des Sam Harkand est pétri d'une délirante exubérance à laquelle il est bien difficile de résister.

On avait été impressionné la saison dernière par l'univers poético-baroque et inspiré de ces comédiens inventifs, ces maîtres de la marionnette et grands créateurs de masques. Après Arturo Ui, ils nous reviennent avec une histoire en forme de métaphore sur l'érosion des utopies face au pouvoir et à l'argent.
Les derniers membres du cabaret Amortillado se sont enfuis de leur pays.
Ils ont décidé de se réfugier en France, réputée pour être un pays de liberté, d'égalité, de fraternité et surtout de culture.
C'est l'histoire d'un pays qui élit à sa tête un Grand Directeur, une sorte de fantoche entouré d'une équipe de requins.
Le projet de ce gouvernement semble partir d'une noble idée : abolir la pauvreté. Mais la réalité est tout autre : prise en charge par des spécialistes de la communication et de la finance, la population est entraînée dans une course à la richesse...
Comme dans les pièces de Brecht, l'histoire oscille entre scènes jouées et scènes chantées. L'atmosphère est très inspirée du Berlin des années 30 et des cabarets underground qui y fleurissaient.
Visuellement, le décor et les personnages trouvent leurs origines dans les films de Fellini, les mises en scène des cabarets de Karl Valentin et la peinture des expressionnistes.
Les cinq personnages qui composent cette fable appartiennent au monde du masque grotesque.
Des corps aux formes exacerbées, des visages exagérément expressifs dans une surenchère de couleurs où dominent le noir et le blanc.
Ces saltimbanques sont de la famille des clowns et des bouffons. Ils affirment le jeu qu'ils nous donnent, ils affirment la fable et servent de miroir - à peine déformant - au public.
Une fable vibrante d'espérance sur la fraternité des artistes.

Durée : 1 h 55

 

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