De la comédie musicale aux comédies humaines.
Daniel Lavoie a connu un succès phénoménal dans la comédie
musicale. Il nous revient avec un tour de chant intimiste, intense, d'une
rare sensibilité.
Accompagné par le virtuose Francis Covan, qui joue aussi bien de
l'accordéon et du violon que de la mandoline ou du bouzouki, enveloppé
par les très belles lumières de Julien Bony, Daniel Lavoie
s'installe au clavier.
Habité par ses textes, son visage porte les stigmates des émotions qu'il
ressent en déclamant ses vérités sur l'amour, la mort,
la bête humaine.
Léo Ferré est son modèle.
Dans un silence absolu, on l'écoute, buvant avec délectation
ses messages délivrés avec passion.
Il chante la beauté du sentiment amoureux et transcende, grâce
à la magie des mots et des images, l'amour physique.
Des mots qui savourent et caressent une image de femme éternelle.
Dénonçant le travers des hommes et leur bêtise qui sème
l'injustice et récolte la misère, il se lance sans concession
dans une description de nos villes et de leurs quartiers sensibles. Il nous
parle avec sobriété et émotion de la mort, cette servitude,
ce triste coup du sort.
Un répertoire sensible et charnel, à la mesure de sa voix puissante
et veloutée. Les mots s'entrecroisent en permanence pour créer
des phrases d'une étrange poésie.
On savoure la qualité de sa voix aux sons multiples jazzy, crooner
et les sonorités venues d'ailleurs. Il y a du givre dans ses accords,
de
l'intériorité.
Il nous offre un moment d'intimité d'une force inouïe.
Durée : 1 h 30